Le Sud du Québec ciblé pour l’automatisation des emplois

Le Brookfield Institute, un groupe de recherche en innovation et en entrepreneuriat,  a rendu publique une étude sur les différents secteurs de l’économie et les régions du Canada dans lesquels les emplois sont susceptibles d’être automatisés dans les prochaines années.

Basée  sur des données de la firme de consultants en gestion McKinsey & Company  et de Statistiques Canada, cette étude avait comme objectif d’informer et de conseiller les pouvoirs publics en matière de développement de politiques et de programmes minimisant les effets négatifs des nouvelles technologies sur le marché du travail.

L’originalité de cette étude intitulée Automation Across the Nation: Understanding the potential impacts of technological trends across Canada est cette carte interactive permettant de connaître toutes les régions du Canada qui pourraient subir les répercussions de l’automatisation des emplois dans les prochaines années. Toutefois, dès les premiers paragraphes, les auteurs mettent en garde le lecteur que le potentiel d’automatisation d’une tâche ne signifie pas nécessairement qu’elle sera automatisée.

Voici quelques-uns de leurs résultats:

  • Près de 46 % des activités professionnelles, tous secteurs confondus, sont susceptibles d’être automatisées, ce qui représente jusqu’à 7,7 millions d’emplois.
  • Les secteurs d’emplois les plus susceptibles d’être touchés sont la restauration et l’hôtellerie, la fabrication, le transport et l’entreposage, l’agriculture, la foresterie, la chasse et la pêche, les mines et l’extraction gazière et pétrolière. Plus de 62 % des activités de travail dans ces secteurs sont susceptibles d’être automatisées.
  • Les régions qui se spécialisent dans les secteurs miniers ou manufacturiers sont les plus vulnérables à l’automatisation des emplois. Sur l’essentiel, elles se concentrent dans le sud-ouest de l’Ontario, le sud du Québec et les Prairies.
  • Les économies qui sont plus diversifiées ou qui bénéficient de plus de travailleurs hautement qualifiés et les grandes villes, par exemple, bien qu’elles soient mieux protégées, ne sont pas à l’abri. Pour Toronto, Vancouver et Montréal, les chercheurs estiment qu’environ 46 % des emplois sont susceptibles d’être automatisés, ce qui représente jusqu’à 2,7 millions d’emplois.

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